Révision & Relecture

Autre corde à mon arc (professionnel) et sans aucun doute mon activité préférée : améliorer la qualité d’un texte rédigé/traduit en français. La plupart du temps, quand on entend « relecture » ou « révision », on pense immédiatement à la correction des fautes d’orthographe et de grammaire, voire de ponctuation, de typographie et de mise en page. Il convient tout d’abord de différencier ces deux tâches : la première consiste, selon Le Robert, à « lire en vue de corriger »1, alors que la seconde est :

la procédure qui consiste à faire vérifier les traductions, face au texte source, par un second traducteur (…)2

Il va de soi, du moins pour un traducteur, que l’on fait souvent bien plus que de dénicher les coquilles quand on relit du contenu ! En fonction du type de document et du public ciblé, il peut s’agir de s’assurer de la cohérence dans le style et le niveau de langue choisis (par exemple, ne pas commencer son discours en vouvoyant son interlocuteur et passer au tutoiement en plein milieu sans raison). Dans ce cas, on aura vu en amont avec le client s’il existe un guide de style à respecter dans le cadre des communications de la société/ de la marque. Le relecteur peut également devoir vérifier que la terminologie technique utilisée dans le document est bien tirée d’un glossaire validé par l’entreprise, et qu’elle soit homogène à travers le document.

Enfin, le contenu doit parfois répondre à des instructions précises données par le client, et je vais illustrer mon propos avec un exemple tiré de mon expérience récente. Je travaille depuis plusieurs mois en collaboration avec une école de langues en ligne, et je suis parfois amenée à concevoir des contenus pour l’apprentissage du français (à destination des étrangers – soit le FLE). Les contenus sont créés par une IA générative, après que des consignes claires lui ont été fournies, et mon travail consiste à la fois à de la relecture, et à de la révision (voire souvent à de la ré écriture…) Le contenu est généré en anglais, puis traduit automatiquement en français. Je dois m’assurer que ce qui a été « rédigé » correspond aux attentes en matière de cours pour étudiants en FLE, en fonction de leur niveau – je dispose d’une liste de points de contrôle, mais également que la traduction française soit à la fois correcte ET fluide. J’ai prévu de vous en dire un peu plus sur l’IA, ses avantages et inconvénients, dans un autre article, donc je vais aborder les résultats dans les grandes lignes. Sur le premier point, à savoir le respect des consignes fournies à l’IA, je ne dois intervenir que ponctuellement pour corriger le contenu. En revanche, sur le second point, qui est le niveau de français, la qualité est loin d’être au rendez-vous… et mon travail se transforme bien souvent en ré écriture, au lieu d’être de la simple révision.

Ainsi, si la traduction à réviser présente de trop nombreuses erreurs, ou un style trop pauvre, le service fournit peut devenir de la ré écriture et le tarif sera calculé en conséquence. Il en va de même pour de la relecture, ou encore lorsque le texte source à faire traduire est de trop mauvaise qualité, mais vos traducteurs sont là pour vous guider et vous assister, et en fonction de l’usage qui sera fait du document et du public visé, nous nous adaptons à vos besoins et sommes là pour vous rendre la vie plus simple ! C’est pourquoi un devis est indispensable avant tout travail de traduction ou révision.

A noter enfin, la révision d’une traduction doit toujours être effectuée par un second traducteur qui sera tout autant qualifié que le premier ayant réalisé la traduction (à la fois dans la combinaison de langues, et dans le domaine de spécialité). La révision est notamment primordiale dans certains domaines comme la traduction médicale ou juridique, où les enjeux peuvent être vitaux, mais elle peut être tout autant cruciale pour des contenus à but marketing !

  1. https://dictionnaire.lerobert.com/definition/relire ↩︎
  2. Martin Charles, « La face cachée de la révision », in Traduire n°227, consulté le 29/04/2024 : https://journals.openedition.org/traduire/493 ↩︎

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